Réunion du groupe de contact FNRS « Analyse critique et amélioration de la qualité de l’information numérique »

La prochaine réunion du groupe de contact FNRS « Analyse critique et amélioration de la qualité de l’information numérique » se tiendra le mercredi 29 janvier 2020 dès 13h30 à l’Université libre de Bruxelles (auditoire AY2.108, bâtiment A, campus du Solbosch). Pluridisciplinaire, le groupe se situe au confluent des sciences appliquées et des sciences humaines et politiques.

Le groupe, dont nous avons fêté les 25 ans en 2019, s’est réuni récemment en 2014, en 2015, en 2016, en 2017, en 2018 et en 2019.  La réunion de 2020 s’inscrira  dans le thème fédérateur que l’Université libre de Bruxelles a choisi pour l’année académique 2019-2020, « l’année des langues ». Un thème riche, entre autres, sur le plan littéraire, culturel, cognitif ou encore, technologique

S’agissant des systèmes d’information et des technologies actuelles, la qualité des données, qui alimentent les programmes, est d’autant plus sensible que le langage naturel, toujours sujet à interprétation, évolue avec l’usage, de manière asynchrone d’une langue et d’une culture à l’autre.

En particulier, la conférence proposée lors de cette réunion du 29 janvier 2020, « I want to talk to a HUMAN! » : impact de la qualité des bases de connaissances sur les agents conversationnels, examinera cette question dans le domaine des agents conversationnels (ou « chatbots ») mobilisés pour assister les « centres de contacts ». Ceci, à travers une étude de cas particulièrement éclairante : celle du centre de contact de la Commission européenne, Europe Direct, qui traite annuellement près de 100.000 questions de citoyens formulées dans 23 langues. Nous verrons ensemble les défis que soulève l’implémentation d’un chatbot multilingue, devant répondre à des questions portant sur des domaines aussi variés que le Brexit, le programme de recherche Horizon 2020 ou les droits des passagers aériens, en mettant l’accent sur l’impact de la qualité des bases de connaissances sur les agents conversationnels.

La conférence sera présentée par Max De Wilde, Docteur en information et communication avec une spécialisation en linguistique computationnelle (Université libre de Bruxelles, 2015). En parallèle de son activité principale de consultant IT pour la Commission européenne, il est Maître de conférences à l’ULB où il dispense les cours de Traitement automatique de corpus et d’Ingénierie linguistique, ainsi que Chargé d’enseignement à l’Université de Genève.

La réunion se terminera par une table ronde au cours de laquelle tous les participants qui le souhaitent seront invités à intervenir. L’accès à la rencontre, qui est financée par le Fonds National de la Recherche Scientifique, est gratuit ; il est toutefois indispensable de s’inscrire avant le 23 janvier 2020 au plus tard à l’événement, le nombre de places disponibles étant limité. Accédez au formulaire d’inscription en cliquant ici

 

Programme

 

13h30 Accueil des participants

14h00 Mot d’accueil par Seth Van Hooland, Chargé de cours à l’ULB et Président du Master en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (MaSTIC)

14h05 Introduction, par Isabelle Boydens, Présidente du groupe de contact FNRS « Analyse critique et amélioration de la qualité de l’information numérique », Professeur ordinaire à l’ULB et responsable du « Data Quality Competence Center » au sein du département Recherche de Smals

14h15  “I want to talk to a HUMAN!” : impact de la qualité des bases de connaissances sur les agents conversationnels, par Max De Wilde

15h45 Débat et table ronde. Modérateur : Gani Hamiti, Data Quality Analyst chez Smals.

16h15 Réception

 

Résumé

 

“I want to talk to a HUMAN!” : impact de la qualité des bases de connaissances sur les agents conversationnels

Dans le secteur privé comme dans les administrations publiques, les agents conversationnels (“chatbots”) s’imposent progressivement comme support de première ligne permettant de fournir aux utilisateurs des réponses à leurs questions.

Pour ce faire, ces agents s’appuient sur des ressources internes ou externes pouvant prendre la forme de bases de connaissances structurées. La qualité de ces bases de connaissances, ainsi que celle de l’interprétation des requêtes formulées en langage naturel, a donc un impact direct sur les performances du système et la satisfaction de l’utilisateur.

Dans ce contexte, nous analyserons les forces et les limites du traitement automatique des langues et de l’apprentissage automatique pour la gestion de connaissances en constante évolution.

A cette fin, nous nous appuierons sur des exemples concrets issus du centre de contact Europe Direct de la Commission européenne (qui traite annuellement près de 100.000 questions de citoyens formulées dans 23 langues), et ce dans des domaines aussi divers que le Brexit, le programme de recherche Horizon 2020 ou encore les droits des passagers aériens.

 

Intervenant

 

Max De Wilde est Docteur en information et communication avec une spécialisation en linguistique computationnelle (Université libre de Bruxelles, 2015). En parallèle de son activité principale de consultant IT pour la Commission européenne, il est Maître de conférences à l’ULB où il dispense les cours de Traitement automatique de corpus et d’Ingénierie linguistique, ainsi que Chargé d’enseignement à l’Université de Genève où il enseigne les TIC aux étudiants en traduction.

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